La viande

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Maladies et viande

Staphylocoque doré

Les staphylocoques sont des bactéries ubiquitaires présentes sur la peau, les muqueuses et la sphère rhinopharyngée chez les animaux à sang chaud (mammifères, oiseaux) et en particulier chez l’Homme. Ces bactéries sont également isolées de l’environnement naturel (sol, eau douce et eau de mer, poussière, air), de l’environnement domestique de l’Homme (cuisine, réfrigérateur), de l’environnement hospitalier et des ateliers de préparation alimentaire ainsi qu’à partir de denrées alimentaires.

En France, S. aureus est l’un des principaux agents pathogènes incriminés dans des foyers de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) associés à la consommation de viandes et de produits de charcuterie. (Source : Civ viande www.civ-viande.org)

Les aliments qui facilitent la croissance des staphylocoques sont principalement les pâtisseries à la crème, les crèmes glacées, les aliments traités tels que les jambons, les pâtés et rillette, et les salades de pomme de terre, de volaille et de thon. Les produits cuits contaminés après cuissons (viandes hachées, poissons, tranches de charcuterie). Les produits à teneur en eau réduite (salaisons, poissons séchés et fumés, lait en poudre). Les fromages, à la suite d'une acidification insuffisante du caillé. Les ovoproduits, mayonnaise, produits laitiers (ex. lait concentré), crèmes, glaces. Les aliments contaminés ont le même aspect (apparence, odeur, goût) que les aliments sains. Il y a même déjà eu des intoxications après consommation de conserves de légumes et de fruits.

Les inquiétudes sont d’autant plus grandes que, dans plus de la moitié des cas, les staphylocoques étaient résistants à au moins trois types d’antibiotiques différents.

De façon directe, les antibiotiques administrés à nos animaux rendent donc plus difficile la lutte contre les maladies humaines.

Les analyses bactériologiques ne garantissent-elles pas la sécurité du consommateur ?

Pour comprendre ce qui se passe dans une usine de transformation de la viande, il faut comprendre les volumes mis en œuvre. « Prenons le cas d’un fournisseur envoyant 25 palettes de viande », explique un employé d’une telle usine sous couvert d’anonymat.

« Un carottage de moins de 500 grammes sera prélevée au hasard sur une palette pour analyse. Si le résultat de l’analyse est mauvais, on teste 2 ou 3 autres carottages. Si un seul carottage obtient des résultats corrects, tout le lot de 25 palettes est libéré », témoigne-t-il. Pour les produits finis, le raisonnement est le même. « Une analyse valable du premier coup libère tout le lot. Si elle ne l’est pas, des doublons sont envoyés pour contre analyse en espérant en avoir au moins un de bon et pouvoir libérer le lot », ajoute-il. « Bien sûr, c’est ce bon résultat qui est envoyé au client » conclue-t-il. Ainsi, de la viande contaminée par diverses bactéries peut facilement se retrouver dans votre assiette !

Fiche microbiologique : Staphylococcus aureus et entérotoxines staphylococciques

Date de publication :

Type de document : Actualités

Auteurs : ANSES

Éditeur : ANSES

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Clostridium botulinum

Cet agent bactérien, très résistant à la chaleur, est responsable du botulisme alimentaire ainsi que du botulisme du nouveau-né. Plus précisément, ce sont les toxines botuliniques produites par les bactéries qui sont responsables de cette grave intoxication alimentaire.
On trouve ce genre de bactéries dans les conserves en particulier les conserves faites "maison" où les températures de stérilisation sont souvent insuffisantes. Mais ces toxi-infections peuvent aussi survenir à la suite de l'ingestion de viande crue ou étuvée de mammifères marins.

Les toxines botuliniques causent une faiblesse générale, des nausées, vomissements, constipation et migraines. Quand elles attaquent le système nerveux central, elles causent progressivement le phénomène de double vision, des problèmes de langage, paralysie des muscles, difficultés respiratoires. Sans traitement, l'individu meurt en 3 à 7 jours.

Clostridium perfringens

Clostridium perfringens est une bactérie qui produit une toxine dans le tractus intestinal des personnes qui ont consommé des aliments contaminés par un grand nombre de ces bactéries. On retrouve ce micro-organisme entre autres dans les langues, les viandes en bouillon, les sauces, dès lors qu'il peut y avoir anaérobiose c'est à dire développement de micro-organismes en l'absence d'air.

Les symptômes apparaissent entre 8 et 24 heures après l'ingestion de la nourriture contaminée : douleurs abdomidales aiguës, diarrhées, nausées, vomissements et fièvre.

Campylobacter

On trouve cette bactérie dans les intestins des volailles, bovins, porcs, rongeurs, oiseaux sauvages, animaux de compagnie mais aussi dans l'eau non traitée. On peut être infecté par Campylobacter quand on consomme par exemple de la volaille insuffisamment cuite, du porc contaminé et du lait.

Les symptômes de l'infection sont les suivants : diarrhées, nausées, crampes abdomidales, douleurs musculaires, migraines et fièvres. Certaines complications peuvent avoir lieu comme une méningite, infection de l'appareil urinaire et arthrites.

Escherichia coli 0157:H7

E.coli vit dans les intestins de l'homme et des animaux à sang chaud. La souche E.coli 0157:H7 peut provoquer de graves maladies transmises par les aliments. Les bovins sont le principal réservoir de cet agent pathogène. Mais on le trouve également dans les volailles insuffisamment cuites, l'eau non chlorée, daims, moutons, chèvres, chevaux, lait non pasteurisé, jus de fruits et légumes crus. 

E.coli produit des toxines, appelées verotoxines, ou toxines de type Shiga.

Salmonella

Les salmonelles sont des bactéries logées dans le tube digestif c'est à dire des entérobactéries. Chez l'homme, ces bactéries sont responsables de deux grandes catégories d'infections que sont la gastro-entérite d'origine alimentaire et la fièvre typhoïde. La viande de volaille crue est l'aliment le plus fréquemment contaminé par Salmonella. Parmi les autres aliments susceptibles de contenir ces bactéries, citons les viandes crues ou insuffisamment cuites,charcuterie, produits laitiers, poissons, fruits de mer, le lait non pasteurisé et les oeufs. Les fruits et les légumes peuvent aussi contenir ces bactéries si le sol, dans lequel ils ont été cultivés, a été contaminé par des déchets animaux.

Les symptômes de la salmonelle sont les migraines, diarrhées, douleurs abdomidales, nausées, frissons, fièvre et vomissements.

Listeria

Des symptômes gastro-intestinaux peuvent apparaître comme des diarrhées, des vomissements. La bactérie Listeria a une prédilection particulière pour le système nerveux et le placenta (septicémies ou atteintes cérébrales sévères notamment chez les nouveaux-nés, les vieillards, les femmes enceintes et les sujets immunodéprimés).

Hepatite E

Le porc, principal réservoir du virus de l’hépatite E en France, est à l’origine d’une transmission alimentaire, particulièrement les produits à base de foie cru ou peu cuit (comme les figatelli corses, des saucisses de foie de porc).

Dans le monde, l’hépatite E touche chaque année plus de 20 millions de personnes, et a été responsable de 44 000 décès en 2015, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le virus de l’hépatite E, présent dans les selles des sujets infectés, se transmet en buvant de l’eau contaminée, en mangeant de la viande infectée peu ou pas cuite, essentiellement à base de foie de porc

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Aides aux éleveurs

Les éleveurs français perçoivent de nombreuses subventions publiques. La politique agricole commune (PAC) européenne subventionne à 80% les aides qui leur sont versées. En 2015, elle représente neuf milliards d'euros. D'autres aides peuvent venir en complément, comme les aides régionales ou les aides spécifiques pour l'agriculture biologique.

En 2006, selon une étude de l'Insee (lien en PDF), un éleveur spécialisé en élevage bovin à viande touchait au total 40 800 euros de subventions directes par an, et un exploitant de vaches laitières 26 300 euros.

L'aide en fonction de la surface

Cette aide est versée chaque année à tous les exploitants agricoles français. Elle est calculée par un "forfait à l'hectare". La moyenne nationale de cette aide en 2015 est de 268 euros par hectare, selon les statistiques de l'Agreste. Au niveau de la superficie, la surface moyenne d'exploitation pour les bovins laitiers est de 80 hectares et pour la viande bovine, de 50 hectares.

Via cette aide, un éleveur de vaches laitières peut toucher en moyenne 25 000 euros et un éleveur de viande bovine 15 000 euros par an.

Les aides à la production

En plus de l'aide versée selon la surface, les exploitants touchent aussi une aide annuelle à la production. "Cette aide permet de soutenir les filières en difficulté. Elle est proportionnelle à la production", précise Lilian Carpenè, chargé d'études à la Chambre d'agriculture de Paris. 

Versée par hectare ou par tête, elle favorise pour l'instant l'élevage et se définit selon plusieurs primes : la prime spéciale aux bovins mâles (PSBM) est attribuée par tête selon des critères d’âge. Par an, cette prime s'évalue à environ 210 euros par taureau et 150 euros pour les bœufs. La prime à l’abattage (PAB) des bovins est elle attribuée à tous les animaux abattus ou exportés et s'évalue à environ 80 euros pour les taureaux, vaches, génisses et 50 euros pour un veau.

Pour les vaches laitières, une aide aux bovins allaitants (ABA) permet de verser aux éleveurs 187 euros par animal pour les 50 premières vaches, puis 140 euros de la 51e à la 99e vache, puis 75 euros au-delà de la 100e vache. 

En moyenne, un éleveur français possède un troupeau de 50 bovins. Il peut donc toucher à travers cette aide entre 9 350 et 10 000 euros.

Les aides indirectes en cas de crise

D'autres aides indirectes existent lorsque le marché ne satisfait pas le rendement de la production agricole. C'est ce qui se passe actuellement avec les prix de la viande et du lait, puisque le prix de vente de ces produits ne permet pas de rentabiliser le coût de production. Autrefois, les quotas laitiers permettaient de réguler la quantité de lait produite dans l'Union européenne, et stabilisaient les prix. Cette mesure n'existe plus depuis le 1er avril 2015.

En revanche, l'UE a renforcé des mesures dites "exceptionnelles" en cas de crise, comme "la volatilité des prix, les accidents climatiques, les maladies animales, ou la perte de confiance consommateur", explique Lilian Carpenè.

Par exemple, si le prix du lait en poudre descend trop bas, l'UE peut intervenir et imposer un prix fixe. "Le seuil de déclenchement est de 1 698 euros par tonne de lait en poudre ou de 1 890 euros la tonne de viande bovine", détaille le spécialiste. "Actuellement, le prix de la poudre se situe autour de 2 400 euros par tonne, alors qu'il était environ 40% plus élevé en 2014 à la même date." L'UE peut aussi activer des aides au stockage privé afin de dégager les marchés et ainsi augmenter le prix de vente pour le producteur.


L’impact de la consommation de viande rouge ne serait pas limité au risque de cancer colorectal

 
Science

Si l’on sait aujourd’hui que la consommation de viande rouge et de charcuterie est associée à un risque accru de cancer colorectal, qu’en est-il des autres localisations de cancer ? Une nouvelle étude, réalisée grâce aux données des volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé,  met en lumière un effet potentiellement plus global de cette consommation.

 

Viande rouge et charcuterie impliqués dans d’autres types de cancers ?

Viande rouge

L’impact de la consommation de viande rouge et de charcuterie est-il néanmoins limité à la survenue des cancers colorectaux ? Quelques études portant sur d’autres types de cancer permettent d’en douter. En particulier, en s’appuyant sur les données de la cohorte SU.VI.MAX, l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN) a observé, en 2014, un effet significatif de la consommation de charcuterie sur l’incidence du cancer du sein. Cette cohorte de 13 000 personnes était initialement destinée à étudier l’impact d’une supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants qui capte les radicaux libres, des composés toxiques issus de la « respiration » des cellules. sur la santé. "Notre étude a porté sur les quelques 4 700 femmes de SU.VI.MAX, précise le Dr Mathilde Touvier*. Nous voulions progresser sur la question, en effectuant des analyses sur une cohorte plus importante qui nous permettrait d’identifier des impacts éventuels sur d’autres types de cancer".

Aujourd’hui, ces chercheurs publient les résultats d’une étude réalisée sur la cohorte NutriNet-Santé, comprenant 61 476 personnes et plus de 1 600 cas de cancers incidents entre 2009 et 2015. Destinée à étudier les effets de l’alimentation sur la santé des Français, NutriNet présente l’avantage de fournir des informations très précises sur les pratiques alimentaires des participants. Ces derniers indiquent en effet tous les 6 mois le détail de leurs consommations alimentaires sur 3 jours (tous les aliments et boissons ingérés ainsi que la taille des portions). Une table de composition permet de convertir ces consommations d’aliments en apports nutritionnels.

Les résultats publiés dans l’International Journal of Cancer montrent que le risque de développer un cancer du sein augmente avec la consommation de viande rouge, et que cette association existe de manière plus générale sur le risque de cancer au global. Ainsi, les 20% de personnes consommant le plus de viande rouge (près de 100g/jour en moyenne) voient leur risque de développer un cancer augmenter de 30% par rapport aux 20% qui en mangent le moins (40g par jour en moyenne).

Une alimentation riche en anti-oxydants comme antidote ?

Un autre enseignement de l’analyse de la cohorte SU.VI.MAX a été que la supplémentation en antioxydants pourrait compenser, au moins en partie, l’impact de la consommation de viande rouge et de charcuterie sur la survenue de cancer. Ainsi, aucun lien n’est trouvé entre la consommation de viande rouge et le cancer du sein chez les femmes ayant reçu une supplémentation en antioxydants. En revanche, dans le groupe ayant reçu un placebo Médicament composé de substances neutres, sans effet pharmacologique dans la maladie considérée., ce lien est observé et linéaire : plus la consommation est importante, plus le risque est élevé. Ce résultat concorde avec les effets protecteurs des antioxydants obtenus chez la souris par les chercheurs de l’Inra (unité Toxalim à Toulouse).

L’objectif des chercheurs de l’EREN est maintenant de définir si une alimentation naturellement riche en antioxydants offre également cet effet protecteur. Pour cela, les chercheurs entreprennent en premier lieu de construire un indicateur du potentiel antioxydant de l'alimentation, à partir de la description faite par les participants de leurs consommations alimentaires. Cet indicateur permettra ensuite de tester l’impact d’une alimentation riche en antioxydants sur le risque de cancer associé à la consommation de viande.


Source

A. Diallo et coll., Red and processed meat intake and cancer risk : results from the porspective NutriNet-Santé cohort study, Int. J. Cancer, édition en ligne du 15 septembre 2017

L’image contient peut-être : plein air et nature

QUAND VOUS ACHETEZ DU BŒUF HACHÉ
C'EST UNE MAMAN QUE VOUS MANGEZ

Quand vous achetez du bœuf, vous mangez le plus souvent de la vache laitière :
Toutes ses mères se retrouvent sous forme de raviolis, de parmentiers, de steaks hachés où de merguez.

Une mère, après 5 à 6 ans de production laitière et après avoir mis au monde un veau tous les 12 à 14 mois, c'est-à- dire 5 à 6 fois pendant sa vie, en bout de course, épuisée d'être exploitée, anéantie d'avoir été séparée de tous ses enfants, cette mère sera emmenée à l’abattoir, égorgée, éventrée et hachée.

Ses petites suivront le même chemin si elles sont des femelles, tués si ils sont nés mâles...
Vous ne le voulez plus non plus ?

Alors Aidez-vous, Sauvez-les :
https://vegan-pratique.fr/


 meat murder



 Le steak sans viande, avec l'apparence, l'odeur et le goût de la viande maintenant en France

On a testé le steak... sans viande

Lundi 18 Février 2019

Il a l'apparence, l'odeur et le goût de la viande, mais ce steak est en réalité 100% végétal. Commercialisé en France dans la chaîne de restaurants Paris New York, nous avons fait testé ce steak à trois cobayes : Adrien, boucher dans le 18ème arrondissement, Christophe, spécialiste de l'odorat chez Burgeap, et Alice, qui souhaite arrêter la viande. Leur verdict : la ressemblance est bluffante.
La marque américaine Beyond Meat, à l'origine du produit, a vendu plus de 11 millions de ces steaks outre-Atlantique. Leur objectif désormais : connaître le même succès sur le marché européen.



 

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Et encore...

           

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