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Abattage

Les abattoirs 

"On est pas mieux traités que les bêtes qu'on tue" : l'abattoir, machine à broyer les destins

Mais les salariés portent aussi leur lot de souffrance.

Témoignage à l'abattoir de Blancafor dans le Cher : "On est tous cassés de partout. Tout le monde pète les plombs." Trente-six heures après la publication d'une vidéo de l'association L214, montrant les conditions alarmantes dans lesquelles sont abattues 15 000 dindes chaque jour à l'abattoir du groupe LDC à Blancafort, Clotilde* a ressenti le besoin de parler. Car depuis six mois, ce lieu de travail a aussi coûté la vie de trois salariés.

"Je n'avais qu'une envie c'est de me foutre dans le canal"

Clotilde est agent de maîtrise : elle encadre une équipe d'ouvriers. Depuis plusieurs mois, elle est en arrêt maladie après un violent syndrome d'épuisement professionnel, ou burnout. Elle aime cette usine pourtant, et elle la connaît bien, pour y être entrée en 1979. Elle avait alors quinze ans. "J'allais au boulot confiante, en rigolant. Là, maintenant, je n'avais qu'une envie c'est de me foutre dans le canal."

En moins de six mois, trois salariés de l'entreprise se sont donnés la mort, en lien avec un syndrome d'épuisement professionnel ou après un rendez-vous avec les ressources humaines. En juillet, il y a eu P., une femme de 56 ans, qui a souffert d'un burnout deux ans plus tôt. Puis R., agent de maîtrise comme Clotilde*, qui s'est pendu à son domicile au mois d'août. Sa compagne l'emmenait tous les matins, à 4h, sur le site, parce qu'il ne supportait plus d'y aller depuis un rendez-vous avec les ressources humaines.

Enfin, il y a eu un responsable de l'abattoir, L., qui s'est tué d'un coup de fusil sur un chemin proche de l'usine il y a quelques semaines. "Je n'ai pas beaucoup connu R., mais P. et L. c'est des gens que je côtoyait tous les jours, tous les jours", se désole Clotilde. "Maintenant, j'espère juste que la direction actuelle sera plus humaine, pour pas qu'il y en ait un quatrième." "Nous avons eu des décès récemment", a confirmé Alan Bertho, directeur du site, au micro de France 3 ce 17 décembre, déplorant un "réel drame" tout en déclarant que les causes ne sont "pas clairement établies".

En plus de ces cas de suicides, plusieurs salariés se plaignent de stress important, voire de dépression liée à leurs conditions de travail. "Moi j'aimais bien ce que je faisais, avant", se souvient Louise*, ouvrière sur la chaîne, qui évoque sans détour la dégradation des conditions de travail depuis plusieurs années. Après quarante ans de boîte, elle se retrouve percluse de douleurs, dans le dos et les articulations à force de manipuler des carcasses de 15 à 18 kilos. "Faut aussi dire qu'il fait très froid dans l'entreprise. Et humide aussi. Moi quand j'ai pointé, je rentre tout de suite et je nettoie bien ma place, sinon j'ai les pieds dans l'eau en permanence."

Dans le même temps, depuis le démantèlement du groupe Doux et la reprise du site par LDC en 2012, les cadences ont augmenté, tandis que les primes ont été supprimées. "Ils nous ont enlevé la prime de chaîne, la prime de désossage, la prime de froid..." énumère Clotilde, alors même que les employés sont payés au minimum de la grille salariale légale. "En tout, on perd facilement 250 euros par mois", poursuit-elle, alors même que les journées de travail s'allongent jusqu'à "12, 13 heures certains jours". "Il ne nous reste que la prime de fin d'année", renchérit Louise. Après une quarantaine d'années d'ancienneté, elle dit toucher 1300 euros par mois. "J'aurais pas l'âge que j'ai aujourd'hui, je partirais vite ailleurs, même en bossant à la chaîne, je gagnerais plus !"

"L'usine était en difficulté", a déclaré quant à lui le directeur du site, qui explique qu'une stratégie a été mise en place pour sauver l'entreprise, et qu'un plan d'investissement de 12 millions d'euros a été lancé, avec notamment d'importants travaux censés améliorer les conditions de travail. "Certes il y a eu des travaux", lâche Louise, "mais quand on dit à tout le monde que c'est pour améliorer la santé au travail pour les ouvriers, c'est du pipeau !"

"C'est vraiment pour augmenter les volumes", poursuit l'ouvrière, qui ne mâche pas ses mots. "Moi je peux vous dire que l'an dernier j'avais de la viande par terre à ma place, on m'aidait à ramasser par terre et on la fout dans des cartons. J'étais tellement débordée que j'arrivais même pas à attraper ce qui me passait devant le nez."

Ressources inhumaines

Outre ces problèmes, des témoignages convergents des salariées semblent également révéler une insuffisante attention portée par la médecine du travail sur leurs conditions, ainsi qu'un recours fréquent à des travailleurs étrangers précaires, l'entreprise ne parvenant plus à attirer de demandeurs d'emploi. Une exploitation assumée, selon Clotilde : "Ils en profitent, ils mettent des étrangers qui n'ont pas de papier, comme ça ils ne peuvent rien dire car ils attendent leur contrat de travail pour avoir un visa. C'est comme ça qu'ils trouvent du monde." Quant aux anciens, ils ne témoignent qu'anonymement, à visage caché. Dans un climat économique de précarité, briser le silence c'est risquer sa place.

Louise observe aussi les cadences augmenter autour d'elle, y compris chez les anciens chefs d'équipes. "Je vois ma collègue, qui était cadre : ils lui en ont fait baver ! J'étais pas loin d'elle, je voyais bien qu'elle était là avant moi le matin et qu'elle partait après moi. Elle avait une pression de dingue, et forcément ça se répercutait sur les conditions de travail."

Résultat : les deux employées subissent les conséquences de ce travail pénible sur leur santé. Depuis son burnout, Clotilde est suivie par une psychologue, et estime qu'elle a accompli le plus dur du chemin vers une meilleure santé. Louise, quant à elle, est marquée dans son corps par la pénibilité de son travail. "Le dos il est pourri, mais bon ça, quand on porte beaucoup de charges au fil des années on a le dos cassé." Comme beaucoup de ses collègues, elle a également souffert de maladies professionnelles "aux poignets, aux coudes, aux épaules, j'ai été opérée de partout".

Dans ce contexte, la publication de la vidéo de L214 a joué le rôle de détonateur. Soudain, la souffrance des animaux faisait écho à celle des travailleurs. L214, "ce sont un peu des extrémistes, mais sinon ils n'ont ont pas tort", estime Louise. "L'animal il faut le respecter jusqu'au bout. Après il faut bien le tuer, il faut bien qu'on mange. A la ferme, les gens aiment leurs animaux plus que tout au monde, mais ils tuent leur bête en faisant en sorte qu'elle souffre le moins possible."

Mais dans ce système industriel, intensif, le salarié n'est finalement, comme l'animal, qu'une ressource. "Tout est poussé à fond, à fond, à fond pour la productivité", martèle Louise, "faut que l'ouvrier coûte le moins cher possible, tant pis au passage s'il y en a trois ou quatre qui sont par terre... On n'est pas mieux traités que les dindes. L'ouvrier de Blancafort il est à peu près aussi bien considéré que les bêtes qu'on tue : on est au même niveau !"

 

Volailles

Chaque années en France nous tuons sans nécessité 926 Millions de volailles(Presque 1 Milliard d'individus conscients et sensibles)
En 2014, ont été tués dans les abattoirs français (FranceAgriMer, 2015b) :
– 747 900 000 poulets
– 76 100 000 canards, dont 37 300 000 canards gras
– 45 900 000 dindes
– 36 800 000 poules
– 25 100 000 pintades

Vidéo : Dans la peau d'un ramasseur de poulets

La  vidéo choc de l'association de défense des animaux L214 livre le témoignage anonyme d'un « ramasseur de volaille », une profession peu connue. Avant d'envoyer les animaux à l'abattoir, des brigades — essentiellement des sous-traitants, qui travaillent de nuit — capturent un nombre impressionnant de volatiles dans des hangars immenses. Plus de 20 000 bêtes en moins de 4 heures lors de la mission enregistrée par les caméras de L214. « On y voit les conditions effroyables, tant pour les animaux que pour les employés, insiste Brigitte Gothière cofondatrice de L214. Le ramassage manuel provoque des luxations des pattes et des ailes, des fractures, des hémorragies ou d'autres blessures. Ces poulets de chair sélectionnés génétiquement, grossissent si vite que leurs os sont fragilisés. »

L'ABATTAGE DES POULETS
"Les oiseaux sont suspendus la tête en bas, à des crochets de fer ; la compression des pattes par le métal provoque des douleurs. Les crochets suivent un rail en mouvement qui amène les oiseaux terrifiés vers un bain d’eau électrifiée dans lequel la tête est plongée. Ceci est destiné à les étourdir ; ils sont ensuite dirigés vers des lames automatiques.
Beaucoup de poulets ne sont pas étourdis correctement et reprennent conscience juste avant ou après qu’on leur ait tranché la gorge. Certains échappent d’emblée au bac destiné à l’étourdissement et sont totalement conscients lorsqu’ils se dirigent vers les lames automatiques. La science a démontré que pour offrir une mort rapide, les deux artères de la carotide (principale alimentation de sang vers le cerveau) doivent être sectionnées. De nombreux abattoirs ne se soumettent pas à ce procédé ce qui signifie qu’il faut plus de temps aux oiseaux pour perdre tout leur sang jusqu'à ce que mort s’en suive et que certains reprennent conscience au cours de ce processus. Certains oiseaux sont toujours vivants lorsqu’ils sont plongés dans l’échaudoir (prévu pour relâcher les plumes avant que l’oiseau ne soit plumé).
L’électronarcose est le mode d’étourdissement le plus fréquemment utilisé pour l’abattage des poulets. D’autres méthodes existent mais leur efficacité n’est pas toujours optimale. L’utilisation du gaz limite les manipulations et les douleurs de l’accrochage (les poulets restent dans leurs cages de transport) mais certains rapports ont montré que le temps de perte de conscience est plus long que pour l’électronarcose. Des douleurs et souffrances peuvent ainsi survenir (le poulet suffoque et aurait « l’impression de se noyer.
Les abattoirs modernes tuent de 8 à 10 000 poulets à l’heure – ce qui représente la mort d’environ 170 oiseaux à la minute. A une telle vitesse il est difficile, voire impossible, d’assurer correctement le bien-être des animaux"
Info PMAF

 

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Poissons

La France abat chaque année plus de 50 000 tonnes de poissons issus d’élevage, pour la plupart au moyen de méthodes cruelles et illégales. La dernière enquête de CIWF révèle des infractions aux standards minimum sans qu’aucune action ne soit prise par les autorités françaises et les opérateurs économiques.

Les poissons sont des êtres sensibles qui, comme tous les animaux d’élevage, ressentent la douleur. Ils doivent être protégés. Pourtant  la France, comme certains autres pays européens, permet des méthodes d’abattage inhumaines, sans étourdissement préalable. Certains poissons sont abattus en étant plongés conscients dans de l’eau contenant du CO2, dans laquelle ils se débattent de longues minutes pour tenter de survivre. Beaucoup sont jetés dans des cuves remplies de glace où ils meurent lentement de suffocation, jusqu’à 40 minutes plus tard. Il est utilisé du matériel d'abattage dont  l’efficacité n’a pas été scientifiquement prouvée.

L’article 3.1 du Règlement 1099/2009 stipule que « toute douleur, détresse ou souffrance évitable est épargnée aux animaux lors de la mise à mort et des opérations annexes. » Selon la Commission européenne, le respect du Règlement est possible dès lors que sont observées les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) sur l’étourdissement et la mise à mort des poissons d’élevage auxquelles ont adhéré tous les États membres. Un rapport récent de la Commission constate que la plupart des États membres audités enfreignent actuellement ces lignes directrices. Beaucoup d’exploitations utilisent des méthodes d'abattage jugées cruelles par l’OIE.

Il existe des méthodes d'abattage plus respectueuses du bien-être des poissons, comme l’étourdissement électrique ou par percussion. Il incombe aux États membres de veiller au respect de la législation de l’Union européenne. Je vous exhorte à prendre des mesures immédiates pour faire cesser ces infractions et exiger l’adoption de méthodes d'abattage respectueuses du bien-être des animaux.

L’ONU recommande de devenir vegan, et de taxer la viande

Un rapport de l’ONU a pointé du doigt dès 2010, et comme jamais auparavant, le lien de cause à effet entre consommation de viande et réchauffement climatique. Et en a tiré les conséquences :

 

Une réduction substantielle des impacts [environnementaux] ne serait possible qu’avec un changement substantiel, au niveau planétaire, de régime alimentaire, d’où serait bannie  la consommation de tout produit d’origine animale.

Le Professeur Edgar Hertwich, auteur principal du rapport de l’ONU, a ajouté :

Les produits animaux causent plus de dégâts que n’en cause la production  de minéraux et de matériaux de construction, tels sables et ciments, plastiques ou métaux. La biomasse et les cultures spécifiques pour les animaux sont aussi dommageables que la consommation de combustibles fossiles1.

Ernst von Weizsäcker, un spécialiste de l’environnement qui a co-présidé le groupe de travail de l’ONU, a quant à lui déclaré :

La prospérité croissante provoque et enclenche un changement dans l’alimentation qui se porte sur la viande et les produits laitiers – le bétail consomme maintenant beaucoup des cultures de par le monde et, par inférence, beaucoup d’eau douce, des quantités d’engrais et de pesticides.

Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !
Gaspillage de l’or bleu au profit de l’élevage : pour produire 1 kg de bœuf, il faut plus de 15 400 litres d’eau contre seulement 290 litres pour 1 kg de pommes de terre !

Un rapport accablant

Le groupe d’experts s’est appuyé sur plus de 240 études scientifiques (dont l’évaluation de l’écosystème du millénaire2 ) pour classer les produits, les ressources et les activités en fonction de leurs impacts environnementaux. L’agriculture s’est révélée faire autant de dégâts que la consommation de combustibles fossiles.
Elle représente par ailleurs 70% de la consommation mondiale d’eau douce, 38% de l’utilisation totale des terres et 19% des émissions de gaz à effet de serre mondiales — ces chiffres sont cités dans le rapport, qui n’omet pas de préciser que c’est avant tout la viande et les produits laitiers qui en sont responsables :

Les produits animaux, viande et produits laitiers, nécessitent plus de ressources et causent des émissions de gaz à effet de serre plus importantes que les alternatives végétales.

 

Des experts préconisent de taxer les produits animaux

L’impact environnemental est la raison pour laquelle un nouveau rapport de l’ONU daté de mai 2016 vient de recommander une taxe sur les producteurs et vendeurs de viande3. En effet, augmenter le coût d’achat de la viande, réduirait la demande, et en fin de compte la production de celle-ci.

Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
Crédits : Pawel Kazmierczyk, contributeur au rapport des Nations Unies
Maarten Hajer
Maarten Hajer

Le groupe d’experts réunissait cette fois 34 chercheurs de haut niveau et 30 représentants de gouvernements internationaux.

Maarten Hajer, universitaire et directeur de l’Agence d’Évaluation Environnementale des Pays-Bas, a participé à la rédaction de rapport de l’ONU. Dans le Washington Post4, il propose que les conséquences néfastes de la consommation de produits animaux soient prises en compte via une taxe sur la viande :

Tous les effets nocif sur l’environnement et sur la santé doivent être répercutés sur le prix des aliments.

Si Maarten Hajer évoque la santé du consommateur, c’est qu’en 2015, l’OMS a classé les viandes transformées (saucisse, jambon, bacon…) comme cancérigènes — entre l’arsenic, l’amiante et la cigarette — et la viande rouge comme probablement cancérigène.

Il a ajouté qu’il y avait urgence.

“La nourriture est très politique”

Les pays qui tentent désespérément de freiner les émissions qui favorisent le réchauffement climatique vont-ils suivre cette recommandation ?

En Suisse, les organisations environnementales sont d’accord avec les experts et envisagent très favorablement elles aussi une taxe sur les produits carnés5. Selon Greenpeace Suisse :

La production de produits carnés contribue énormément au réchauffement climatique, bien plus que le trafic routier ou aérien. Dans de nombreux pays, les habitants sont affamés car dans leurs champs, ils ne produisent que du fourrage pour le bétail. La forêt tropicale est aussi souvent déboisée à cet effet.

 

Greenpeace réclame une taxe qui pourrait être de 20 à 30% au début, avant de grimper jusqu’à 100% si elle n’est pas suivie d’effets.

En Suisse toujours, où le rapport de l’ONU a fait l’effet d’une déflagration (contrairement à chez nous), le WWF semble globalement d’accord, mais comme à son habitude n’ose pas s’assumer et s’embourbe dans des déclarations accessoires (“d’un point de vue environnemental, tous les prix, que ce soit celui d’une saucisse ou d’un stylo à bille, devraient être revus à la hausse, puisque tous ces produits ont tous un impact sur le climat »).

Proviande, lobby helvète de la filière carnée, se défend en expliquant qu’en Suisse, l’agriculture est responsable de moins d’émissions de gaz à effet de serre que les pots d’échappement. C’est faux au niveau mondial, et comment cloisonner par pays pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Enfin, on sera peut-être surpris de constater qu’une taxe sur la viande ne trouve pas de relais politique, même auprès des Verts. Pour Bastien Girod, conseiller national suisse, “il faut procéder autrement: si les substituts de viande étaient meilleurs au niveau du goût, les consommateurs se tourneraient davantage vers les produits à base de plantes ». Un manque de courage politique et une hypocrisie flagrants.

 

Selon Bastien Girod, il existe des façons respectueuses de l’environnement pour produire de la viande : alors, pourquoi ne sont-elles pas mentionnées dans le rapport de l’ONU ?

En France aussi, les Écologistes ont toujours été et demeurent lamentablement frileux et rétrogrades sur la question de l’alimentation végétale. Lorsqu’on sait que l’agriculture représente aujourd’hui un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et que la moitié de ces émissions de l’agriculture sont dues à l’élevage — qui produit notamment de grandes quantités de méthane, puissant gaz à effet de serre — on ne peut que constater que ces élus ont saisi un créneau politique ouvert et n’ont en réalité pas la moindre conscience écologique.
Nous verrons dans les jours à venir si l’édifiant rapport d’experts des Nations Unies sera commenté par Europe Ecologie Les Verts.

 

Précisions :

  1. Blog Mediapart – Rapport de l’ONU []
  2. Évaluation de l’écosystème du millénaire []
  3. The Guardian – taxe sur la viande [
  4. Washington Post — taxe sur la viande []
  5. 24heures — taxe sur la viande []

Elevage

99 % des 28 millions de lapins de chair élevés dans des minuscules cages

83 % des 800 millions de poulets sont élevés sans lumière du jour

58 % des poules pondeuses sont élevées dans des cages surpeuplées

95 % des 25 millions de cochons sont élevés sur caillebotis dans des bâtiments surpeuplés

75 % canards à foie gras sont élevés en cages individuelles

 Elevage = Pollution air (14,5 % Gaz à effet de serre)

Pollution eau

Il est complètement immoral et inhumain de traiter des animaux de cette façon

Élevage intensif : pour les Français... - 30 Millions d'Amis (Officiel) |  Facebook

Les meilleures citations végétariennes ou véganes – Vegactu

 Lapins

28 millions de lapins de chair sont élevés en cage chaque année en France

 

 

Les lapins sont enfermés toute leur vie dans des cages minuscules grillagées permettant d'évacuer leurs selles et urines. Ils disposent d'une surface de feuille A4 pour bouger et ne peuvent donc sauter ce que leur espèce a besoin de faire.

De plus, une maladie appelée maladie hémorragique virale du lapin se propage et peut entraîner jusqu'à 90 % de mortalité dans les élevages touchés.

 

Poulets

En France, 83% des 800 millions de poulets sont elevés sans lumière du jour

 Ces volailles ne connaitront jamais la liberté ni la lumière du jour. Leur seul destin est l'abattoir, elles auront vécu seulement 34 jours.

 Grippe Aviaire 2021/2022  16 millions de Volailles abattues. Vous voyez bien, chers éleveurs, que votre activité n'est pas rentable.

 Ces animaux souffrent

 

 

 

Konbini : Reportage dans un élevage intensif de poulets

 

Le sol, c’est un mélange de terre et d’excréments, et leur litière ne va pas être changée pour des raisons économiques

"Ils se picorent les uns les autres. Ils n’ont pas la place, ils sont blessés de tous les côtés"

Face à la caméra, on nous montre des poulets ayant perdu des plumes, et présentant des blessures, provoquées, sans doute, par des congénères

Concernant l’espace, les 25 000 animaux évoqués dans la vidéo seraient élevés dans deux bâtiments distincts. La densité maximale, telle que fixée par la réglementation, est de 33 kg/m², soit environ 15 bêtes au m² au poids d’abattage.

 

Poulets en batterie : le reportage Choc

 

Cochons

En France, 95% des cochons sont élevés en bâtiment sur caillebotis. Ils sont enfermés toute leur vie.

 

Une vie de cochon Documentaire France 2

Les cochons inhalent continuellement l'ammoniaque qui s’échappe de leurs déjections, ce qui à long terme provoque des problèmes respiratoires. Ils n’auront droit de respirer l’air frais, seulement le jour où ils monteront dans le camion qui les mènera à l’abattoir.

 

Dans l'enfer des usines à cochons

 

Yann Arthus-Bertrand : pour ces animaux, c’est l’enfer sur Terre !

Cette enquête, présentée par Yann Arthus-Bertrand a été menée dans un élevage du Finistère sur la commune de Dirinon (29460). Cette ferme XXL a l’autorisation d’élever 800 truies reproductrices et d’engraisser plusieurs milliers de cochons. Elle est affiliée à la coopérative Triskalia, fournisseur de référence des abattoirs de l’entreprise Bigard-Socopa

 

LA VIE DE MILLIONS DE TRUIES ASSERVIES

Les truies passent la moitié de leur vie dans des cages de maternité, où elles ne peuvent pas se retourner, mais seulement se lever et se coucher. Les porcelets les appellent en vain, car elles ne peuvent pas se déplacer pour les aider, et peinent à se déplacer sur le sol en plastique. La mortalité néo-natale se situe entre 10 et 15%, soit 50 fois plus élevé que le taux de mortalité infantile chez les humains.

 Témoignage d'une apprentie vétérinaire en visite dans un élevage :

''Les 650 truies faisaient jusqu'à 19 porcelets par portée,
pour 6 paires de mamelles, et cela tous les 6 mois.

3 mois en salle d'insémination, bloquées entre 2 barres en fer, ne pouvant ni reculer, ni avancer, ni se tourner, seulement s’asseoir, se coucher et se lever. Si les excréments ne passent pas au travers, la truie se couche dessus.

La mangeoire devant, la fosse à purin derrière.
Le sol .. des grilles ..

L'Insémination artificielle jamais naturelle
Le sperme est mis dans des sondes spéciales qui seront par la suite enfoncées dans le vagin des truies.

Le sperme est alors libéré de la sonde et peut s'écouler dans leur vagin. Cela peut durer une demi-heure, une demi-heure avec un tube plastique dans le vagin...
certaines se couchent et le cassent, d'autres se l'enfoncent très profondément, d'autres la font tomber dans la fosse à purin.

Une fois pleine, elles sont envoyées en salle de gestation pour 3 mois 3 semaines et 3 jours.

Une fois leur gestation à terme, elles sont envoyées dans les salles de mises bas ou maternité.

Elles sont une par une dans des sortes de cages en fer, même genre de système qu'en salle d'insémination, sauf que là, il y a un petit espace pour les porcelets.

Là il faut déclencher les mises bas, à l'aide de piqûres d'hormones. Les truies hurlent dès qu'elles voient les seringues, il faut donc faire très vite sinon il est impossible de rester dans la salle tellement le bruit des hurlements est insoutenable''

Leur Délivrance ?
Leur mort ou votre compassion, faites le bon choix🙏

 

Speklab : la vie d'un cochon industriel

Avis de Michel Pastoureau, historien, sur l'élevage des porcs :" Je suis normand d’origine et breton de cœur, je n’ai aucune animosité envers les éleveurs de porcs, je ne milite dans aucune société protectrice des animaux ; je suis simplement historien, spécialiste des rapports entre l’homme et l’animal. Or l’honnêteté m’oblige à dire que ces porcheries industrielles sont des lieux abominables, constituant une sorte d’enfer sur terre pour les animaux qui s’y trouvent. Les truies sont enfermées par centaines dans des espaces qui leur interdisent de se déplacer. Leur vie durant, elles ne voient jamais la lumière du soleil, ne fouillent jamais le sol, sont nourries d’aliments chimiques, gavées d’antibiotiques, inséminées artificiellement. Elles doivent produire le maximum de porcelets en une seule portée, avoir le maximum de portées dans les quelques années de leur misérable vie, et lorsqu’elles ne sont plus fécondes, elles partent à l’abattoir. Les porcelets eux-mêmes doivent engraisser le plus vite possible, produire le maximum de viande, et tout cela, bien sûr, au moindre coût. Ces crétins du Moyen Âge qui pensaient que les cochons étaient des êtres sensibles, qu’ils avaient une âme et qu’ils pouvaient comprendre ce qu’était le Bien et le Mal, n’avaient certainement jamais pensé à cela : martyriser des porcs pour gagner de l’argent !"

 Porcelets

 Certains porcelets sont attrapés par les pattes postérieures et claqués contre le sol, provoquant un traumatisme crânien, entraînant la mort (mais pas toujours instantanée) et, est souvent effectué directement devant la mère des porcelets et les frères et sœurs.
Ceci est fait pour les porcelets les plus petits ou malades de chaque portée dans les premiers jours de la naissance.
Ces êtres sont considérés comme peu susceptibles d'atteindre le " poids du marché " au moment où ils sont abattus.
Les plus faibles des faibles sont tués avant même qu'ils aient eu la " chance " de vivre.

 

Chaque être vivant a une âme ! Lorsque nous prenons la vie, nous devenons un meurtrier !

Ces animaux souffrent

 

 

Dans les élevages intensifs, sort des porcelets jugés trop faibles

L214 : Dans les élevages, les petits animaux faibles ou surnuméraires sont souvent mis à mort en étant cognés contre un mur, un sol en béton, ou le rebord d'une cage. Plus d'info : www.L214.com
Images Animal Equality

 

C'est ce qui finance votre caprice de manger des animaux, il y a des milliers d'alternatives végétales. C'est comme ça que souvent l'industrie "viande" traite les mères et leurs bébés.

 

Voilà un aperçu de l’élevage en France...Les porcs malades sont tués et les porcelets faibles et malades sont tués en étant frappés vivants contre le sol.

C'est ainsi dans quasi tous les élevages de porcs.

Des cadavres de porcelets, entassés dans des poubelles, des carcasses d’adultes jetées par terre...

Odeurs nauséabondes, mouches, vers... Juste un aperçu de ce que l’on nous cache.

Poules pondeuses

 En 2015, la France 1er producteur d’œufs en Europe, comptait 32 millions de poules pondeuses élevées en cage contre seulement 2,7 millions de gallinacés élevés au sol…

 

France 2 : poules pondeuses en batterie - nouvelle réglementation

 

Images inédites de la FBB dans un élevage de poules pondeuses...L’engagement de campagne d’Emmanuel Macron ne sera pas tenu, les poules pondeuses ne sortiront pas de leurs cages ! Découvrez ce reportage exclusif de la Fondation Brigitte Bardot dans un élevage intensif de poules pondeuses.

 

Stomy Bugsy s'infiltre dans un élevage de poules en batterie

 

L214 : Elevage français de poules pondeuses - février 2012

Bovins

 

Elevage intensif chez les bovins - Investigations et enquêtes

 

Elevage intensif et pollution

Arte Découverte : Aux Pays-Bas, le gouvernement a tiré la sonnette d’alarme face à la "crise de l’azote". 70 % des terres nationales dépassent les valeurs critiques d’azote fixées par l'Union européenne. Au banc des accusés figure entre autres l’agriculture intensive. Les agriculteurs sont désormais sommés de réduire leur cheptel.

Nitrates et algues vertes

Le taux de nitrates dans les rivières bretonnes est trop élevé. Alors qu’il était inférieur à 5 mg/L en 1960, il est aujourd’hui au-dessus de 30, très loin des recommandations scientifiques, qui préconisent 10mg/L dans les baies les plus touchées.
Cet excédent de nitrates alimente la prolifération des algues vertes.
En cause, le modèle agro-industriel

La Bretagne élève plus de la moitié des cochons, poulets et vaches de France dont une partie de la nourriture, riche en azote, est importée dans notre région. L’agriculture bretonne importe également des engrais minéraux azotés pour fertiliser ses cultures et prairies. L’excès d’azote que notre terre et nos plantes ne peuvent absorber, se retrouve sous forme de nitrates dans les rivières. Grande distribution, industrie agro-alimentaire et syndicat majoritaire imposent leur modèle dépassé qui fait disparaître les paysans et pollue la nature.
Les conséquences sont graves

En se dégradant, les algues vertes dégagent un gaz mortel, l’hydrogène sulfuré. Des humains et des animaux en sont morts.
La biodiversité s’appauvrit sur les estrans, les touristes fuient les plages touchées : la nature, l’économie et l’image de la Bretagne en pâtissent.
Les politiques publiques sont défaillantes

Malgré les promesses, sous la pression des lobbys, l’État et les collectivités ne prennent pas les décisions à la hauteur des enjeux. Les plans de lutte se succèdent, 110 millions d’euros ont été investis entre 2010 et 2019, mais les algues vertes sont toujours là.
Il est temps de prendre des mesures efficaces

Le taux de nitrates est la seule cause sur laquelle l’action publique peut agir pour que cesse ce fléau. Des décisions fortes doivent être prises dès cette année pour espérer descendre sous la barre des 10 mg/L dans les baies et vasières touchées.

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Témoignage d'un ingénieur agronome

"Quand j’ai fini mes études de zoologie et de biochimie à l’université, je suis rentré en agro.
Là, en agro, j’ai été horrifié ; on nous apprenait à mettre de la viande dans la nourriture des vaches, à rendre les vaches carnassières, on entasse les porcs, les porcs se mangent la queue alors on coupe la queue des porcs, ils se mangent les oreilles alors on leur coupe les oreilles, on les entasse, ils continuent à se manger les jambons alors on leur arrache les dents, je me suis dit : "les hommes sont devenus fous".
Les femelles, on est obligé de les entraver sinon elles dévorent leurs petits, parce qu’elles sont à des niveaux de densité qui sont insupportables, les poulets on est obligé de leur couper le bec sinon ils se déchirent la peau, il y a même eu des ingénieurs qui ont créé des races de poulets sans plumes, parce qu’ils avaient calculé qu’il y avait des pertes d’azote avec les plumes, parce que se faire ses plumes, pour un poulet, ça consomme de l’azote et de la potasse, donc ils ont fait des variétés de poulets sans plumes, puis ils se sont rendus compte que les poulets sans plumes ils avaient froid, fallait chauffer les bâtiments et ça coûtait encore plus cher que l’azote, donc finalement ils ont remis des plumes sur les poulets (...).
C'est juste inimaginable ce que les hommes sont capables de faire subir aux animaux pour plus de profit, plus de rendement et moins de frais. Je pense que c'est pour ça d'ailleurs, parce que c'est inimaginable, que peu de gens en prennent conscience. Ainsi, la dernière fois que j'ai montré une vidéo sur les traitements subis par les moutons australiens durant la tonte, j'ai eu beau prévenir le gars (...), il est allé vomir au bout de 25 secondes de la vidéo en question... Pourtant je l'avais prévenu, il était sensé se blinder - tu parles.
Non les gens ne savent pas, ils se doutent vaguement peut-être parfois que "c'est terrible", mais c'est pire que terrible : c'est un film d'horreur.
Avec des acteurs non payés. Juste maltraités à mort. "

~ Claude Bourguignon, ingénieur agronome, ancien collaborateur de l'INRA. Fondateur du LAMS (Laboratoire d'analyse microbiologique des sols) ~

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Avis de Michel Pastoureau, historien sur les animaux d'élevage : "Ce sont des produits ! Comme tels, ils doivent participer au « redressement productif » de notre pays (cette expression est en elle-même absolument répugnante) et générer du profit. Un profit ironiquement bien mince, voire inexistant pour les éleveurs de porcs, ce qui rend encore plus aberrante et intolérable l’existence de ces porcheries industrielles, inhumaines, « inanimales » même, si l’on peut oser un tel néologisme.

Les porcheries industrielles polluent l’air, la terre, les eaux des rivières et celles de la mer. Dans mon petit coin de Bretagne, des sangliers sont morts à cause du rejet dans la nature du lisier produit par l’élevage intensif de leurs cousins domestiques. Un comble ! À la cupidité s’ajoute l’absurdité.
L’être humain est devenu fou !

L'Homme tue non seulement ses semblables mais tout ce qui vit autour de lui. Il rêve même d’aller sur Mars ou ailleurs vérifier si la vie existe et, si c’est le cas, y semer la mort. Tout en donnant des leçons à l’univers entier et en paradant à la COP 21, 22, 23, 24.

Protéger la nature, défendre l’environnement, sauver la planète ? Certes. Mais pour quoi faire ? Pour sauver une humanité barbare et suicidaire, cruelle envers elle-même, ennemie de tous les êtres vivants ? Le mérite-t-elle vraiment ? Le souhaite-t-elle réellement ? Il est permis d’en douter."

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Peut être une image de 1 personne et plein air

Éleveur de moutons, Sivalingam Vasanthakumar déclare : " Je ne pouvais plus supporter leur souffrance et j'ai dû dire non !
Les emmener à l'abattoir me stressait beaucoup : les regarder se blottir dans la terreur à l'arrière du camion était inacceptable ! "
Devinez ce que cet homme INCROYABLE a fait ??
Au lieu de les livrer à l'abattoir. Il a conduit tout son troupeau d'agneaux sur 200 miles jusqu'aux sanctuaires d'animaux Goodheart, près de Kidderminster, Worcs ❤️ !
"Je mangeais de l'agneau mais plus maintenant, je suis devenu végétarien. Je continuerai à cultiver et je ferai pousser des légumes.
C'était une décision difficile à prendre, mais la meilleure. "
Il a aussi dit : " la raison principale était parce que je n'aimais pas qu'ils soient tués. C'était une période très émouvante, je devais regarder tous les animaux que j'ai élevés être alignés pour l'abattage. "
Le sanctuaire a affirmé que les agneaux mâles auraient rapporté environ 9 000 £ s'ils avaient été vendus.

Produits animaux

 

Pour pouvoir produire du lait de vache, de chèvre ou de brebis, il faut que la femelle soit enceinte.

Soit elle donnera naissance à un mâle qui sera envoyé à l'engraissement (pour les veaux) puis à l'abattoir pour tous les petits mâles, soit elle donnera naissance à une femelle qui sera utilisée pour faire du lait etc...

Toutes les femelles seront ensuite, lorsqu'elles ne produiront plus assez de lait pour l'éleveur, envoyées à l'abattoir après quelques années.

Pour faire du lait, fromage et yaourt, ils tuent

Il n'y a pas d'autres moyens pour avoir du lait avec des vaches laitières. Peut-être donner des hormones mais ces hormones sont interdites par l'Union Européenne.

En mangeant des produits laitiers, vous participez à cette tuerie. Nous n'avons pas besoin de produits laitiers.

 

 

 

 Témoignage d'un lanceur d'alerte

Des gens s'amusent à jeter les veaux par-dessus les barrières"
"Dans ce milieu, j’ai vu des gens qui ne se préoccupaient que de l’argent, sans aucun respect pour les animaux", témoigne le lanceur d'alerte. "J’ai vu des petits tués à coups de marteau parce qu’ils étaient trop maigres et donc pas rentables, des gens s’amuser à jeter les veaux par-dessus les barrières. Et j’ai vu les lieux dans lesquels on les enferme pour les engraisser. J’étais choqué par l’état sanitaire de certains élevages et par les conditions de vie inacceptables". "Ici, la douceur et le bien-être animal sont restés à la porte", se désole le témoin qui se dit "choqué" et "profondément dégoûté". Il espère "que les consommateurs vont se réveiller".

"Ces images, ont été tournées dans un centre de tri de veaux laitiers de la société Ouest Élevage et dans trois élevages d’engraissement du Finistère, dont un élevage de 1 000 veaux. Ces veaux sont issus de l'industrie laitière. Tournées entre juillet et octobre 2019, les images ont été obtenues grâce au concours d’un lanceur d’alerte ayant travaillé comme acheteur de veaux pour cette filière.
La vidéo, commentée par le lanceur d'alerte, montrent des veaux, âgés de deux semaines, tout juste séparés de leur mère. Ils sont malmenés à coups de pied et de poing. Chaque semaine, ceux qui sont jugés "indésirables" - malades ou trop maigres - sont tués par un vétérinaire qui leur injecte un poison mortel au niveau de la jugulaire. Si certains ne succombent pas immédiatement, ils sont à nouveau piqués avant de s’écrouler. "Certaines grosses semaines, il arrivaient qu'on en tue une quinzaine", raconte le lanceur d'alerte.
Les autres veaux sont ensuite transportés dans des élevages intensifs où ils vont être engraissés. Enfermés les premières semaines dans de petites cases individuelles sur un sol nu sans litière, ils sont ensuite parqués en groupe jusqu'à leur départ pour l’abattoir, à l’âge de cinq ou six mois. Nourris avec du lait en poudre reconstitué, leur alimentation est volontairement carencée en fer pour répondre aux attentes des consommateurs qui souhaitent une chair à la teinte pâle."


Les produits laitiers
Les produits laitiers contiennent des facteurs de croissance, qui stimulent les glandes sébacées et provoquent de l’acné. "Les hormones contenues dans le lait pourraient être responsables, ainsi que certains composants du lait stimulant l'insuline et l'IGF-1(insuline growth factor) dont l'élévation est corrélée à l'acné", précise la Société Française de Dermatologie. 

 

 

 

L'élevage pour les vaches laitières pollue aussi les rivières. Derrière le succès du Comté se cache une production intensive, désastreuse pour les rivières du Doubs : mortalité massive des poissons, prolifération d'algues vertes… Plusieurs fromageries rejettent leurs eaux usées mal épurées dans la nature depuis des années.

La Solution

La solution pour produire du lait sans maltraitance et mort des veaux à l'abattoir et mort des vaches laitières à l'abattoir (pour donner du steak haché) est

le lait produit sans vache. Le lait de vache sans vache.

Une start-up américaine fabrique du lait de vache sans vache

Ce lait, produit à partir de levures, aurait exactement le même aspect et le même goût que le lait traditionnel.

La société Perfect day aux Etats-Unis a réussi à produire du lait de vache sans vache.

https://www.perfectdayfoods.com/

Du lait 100 % conçu en éprouvette. « Nous voulons fabriquer un produit doté du meilleur des produits laitiers, mais aussi du meilleur des autres solutions alternatives »
Un processus de fabrication comparable à celui de la bière.

Pour ce faire, les deux Américains, âgés respectivement de 24 et 25 ans, se sont appuyés sur leur formation en génie biomédical. « Nos produits sont fabriqués à partir de véritables protéines de lait combinées avec du sucre, des graisses végétales, des vitamines et des minéraux », expliquent-ils sur leur site .

On peut comparer le processus de fabrication à celui de la bière : il s'agit de lait "brassé". Les scientifiques ont d'abord mis au point une levure laitière capable de produire des protéines de lait.

« Nous avons reçu une levure standard du département de l'Agriculture (...) puis nous avons donné à cette levure un "programme" qui lui permette de faire fermenter le sucre et de créer des protéines de lait », détaillent-ils. Eau, graisses, sucres, vitamines et minéraux sont ajoutés à la fin.

Un produit vegan, écolo et sans lactose

A l’arrivée, on obtient un lait qui présente exactement le même goût, le même aspect et les mêmes qualités nutritionnelles que le lait classique, d’après ses créateurs. De quoi séduire les vegans nostalgiques des produits laitiers mais aussi les défenseurs de l’environnement : sa production est censée nécessiter jusqu’à 98 % moins d’eau, 91 % moins de terres agricoles, 65 % moins d’énergie que la production laitière industrielle classique, affirment les entrepreneurs, sans plus détailler leurs calculs.

Autre point fort : le produit convient aux personnes intolérantes au lactose, car il n’en contient pas. Les deux scientifiques écartent aussi la question des OGM. Même si la levure qui crée des protéines de lait est modifiée génétiquement, « nous faisons ensuite soigneusement purifier nos protéines de lait pour s’assurer qu’elles sont 100 % vierges de toute levure avant de les ajouter à nos produits alimentaires », assurent-ils.

La fabrication de yaourts, fromages et crèmes glacées, toujours « animal free » est en cours et les Américains peuvent désormais acheter du lait sans vache, des yaourts, fromages et crèmes glacées fabriqués avec du lait de vache sans vache.

Cette start-up nous a révélé qu'elle cherchait à vendre ses produits en Europe. Patience donc...

 

Et encore...

           
 
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